Confiture

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Préparées à base de fruits, de légumes, coupés, entiers ou moulinés, cuits dans un sirop, les confitures permettent d’utiliser des fruits très mûrs, de les savourer encore lorsque leur saison est passée, de se délecter de mélanges de saveurs, curieux et agréables, surtout si elles sont en plus parfumées de divers épices.

Quantité de fruits et de légumes se prêtent à l’opération, un fruit seul, des fruits mélangés, un légume seul, des légumes mélangés, fruits et légumes mélangés.
Essayez le potiron ou potimarron avec des oignons, comme proposé au menu de Fin d’été orangé, essayez aussi la combinaison courgette / pomme, la confiture d’aubergine, de poils à gratter, ne négligez pas la savoureuse confiture de framboise, l’onctuosité de celle de la pêche, l’acidité des unes, la saveur sucrée des autres.

La marmelade a été inventée en Ecosse en 1791. Sa préparation est similaire à celle de la confiture, mais depuis 1981, cette appellation est réservée à celle d’agrumes : citrons, oranges, pamplemousses.
La gelée, plus translucide, est préparée en mélangeant le jus des fruits portés à ébullition et le sucre.

Sucres  Vous pouvez utiliser du sucre blanc raffiné qui ne contient plus rien d’essentiel à la santé ou du sucre de canne ou du miel ou du fructose biologiques, ce qui sera une bien meilleure idée.

Petit déjeuner  Ce matin, au petit déjeuner, vous avez mangé ou vous vous êtes empiffré, de tartines beurrées, au beurre salé bio, sur lesquelles vous avez généreusement étalé une couche de votre confiture préférée. C’était onctueux, c’était goûteux, c’était si bon.
Saint – Thomas est passé par là. C’est grâce à lui qu’il est permis de prendre une légère collation liquide après le jeûne. Car le petit déjeuner est le repas qui rompt le jeûne de la nuit. De là est venu l’usage de boire le matin, vin, puis café, puis plus tard, chocolat selon la succession des modes.
Saint – Thomas estima aussi que les confitures du soir, elles étaient alors servies en fin de repas car on pensait que le sucre favorisait la digestion, ne rompaient pas non plus le jeûne. Dans cette même logique, elles sont donc passées du soir au matin. Depuis 1843, la doctrine religieuse admet officiellement les bouchées de pain pour accompagner liquide et confiture, le matin, au petit déjeuner.
Tant de choses peuvent se cacher derrière quelques tartines !

Electuaria / electuaire  Un joli nom, pour les confitures, lorsqu’on a commencé à en parler dans les livres de cuisine européens vers le XVe siècle, dans des « Recueils de secrets » comme celui que rédigea Nostradamus,en 1555, plus connu pour ses prophéties.
Elles figuraient avec les recettes cosmétiques, étaient perçues comme des remèdes et ce genre d’ouvrage étaient destinées aux dames et aux demoiselles de bonnes familles car faire des confitures était une occupation digne de leur rang social.

Extrait 1 : Cligès ou la fausse morte, Romans de la Table ronde
« Fenice est gravement malade. Que Thessala vienne donc avec onguents et électuaires. Si elle tarde un peu seulement et ne vient sitôt secourir Fenice mourra.
Thessala court prendre les onguents, les emplâtres, les électuaires qu’elle compose. Elle rejoint Jean. Ils sortent de la ville en secret et tout droit, ils vont à la tour.
Dès que Fénice voit sa nourrice, elle se croît déjà complètement guérie tant elle l’aime et se fie en elle. »
Chrétien de Troyes, vers 1135- vers 1183

Recette 2 – Lékváros tészta (pâtes à la confiture, recette hongroise)
Faire cuire un paquet de nouilles à l’eau, bien les égoutter, les mettre dans un plat et les mélanger avec de la confiture d’abricot, de fraise ou autre.
Manger chaud comme plat principal

Recette 1 – Confiture de carottes
Epluchez les carottes, faites les cuire dans une eau agréable. Vous pouvez laisser la cuisson se terminer dans la marmite norvégienne. Ensuite, vous les passez au moulin à légumes comme si vous vouliez préparer une purée.
Prévoyez le double de carottes que de sucre. Mettez le tout à cuire dans une bassine à confiture ou un autre grand récipient. Quelques minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le parfum qui fait frémir vos narines : gingembre, cumin, vanille, cannelle,… Mélangez, laissez prendre un peu de consistance puis versez dans des bocaux que vous fermez bien.
Nettoyez la bassine avec gourmandise, savourez le petit reste qui ne rentre pas dans les pots, la cuillère avec laquelle vous avez mélangé, léchez vos doigts et attendez patiemment, quelques semaines, quelques mois, de revivre cet instant plein d’effluves.
Cet orangé se mariera si bien avec des pois cassés et du riz, complet ou blanc, avec du boulghour (céréale) et des brocolis ou encore, mélangé à une farce maison : céréales, petits oignons, épices dans une grande feuille de chou.