Fruits

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 Fraise : Fruit d’apparence anodine, de goût agréable mais pouvant insidieusement hâter la mort du mangeur, particulièrement à Venise…
Dans le doute, relire Mort à Venise de Thomas Mann … « Vor einem kleinem Gemüseladen kaufte er einige Früchte, Erdbeeren, überreife und weiche Ware, und ass in Gehen davon. » et prendre garde aux fraises trop mûres et trop molles !

Le coing

– Une saveur appréciée depuis longtemps

Mentionné dans les textes anciens, d’Assyrie, de Babylone, dans la Bible, le coing était aussi consommé par les Grecs, pour qui il repoussait les mauvaises influences et par les Romains, pour qui il symbolisait l’amour et la fertilité.
Il a parfumé la cuisine arabe, la cuisine juive en émaillant les plats médiévaux de pâte de coing, de coings au miel…..

 

– Un drôle de bouchon et un drôle d’accélérateur !

Comme on supposait qu’il empêchait les autres aliments de remonter vers la bouche, ou au contraire, qu’il les aidait à atteindre la sortie finale, on conseillait de le manger plutôt à la fin du repas, qu’il puisse bien remplir sa fonction.
La même propriété était attribuée aux châtaignes, aux nèfles, aux pommes et aux poires.

 

– Autres propriétés

On le dit astringent, utile en cas de diarrhée, de dysenterie, tonique pour l’estomac et l’lintestin, équilibrant nerveusement.

 

– Consommation

Il se consomme cuit, en confiture, en gelée, en compote, en pâte de fruits, en sirop, en vin, en sauce avec des plats salés.

 

– Beauté

Ses pépins étaient utilisés autrefois pour fabriquer un fixatif pour les cheveux et un baume protecteur pour les lèvres.

 

– Odeur

Le coing dégage une odeur forte, très caractéristique. Si cette odeur vous plaît, posez un coing mûr sur une soucoupe, dans une armoire, au milieu de votre linge qui embaumera, ainsi que votre maison.

© Mélodie

– Recette 1 : Compote de coings à la cendre

« Envelopppez dans plusieurs morceaux de papier mouillé autant de coings qu’il vous en faut pour faire une compote ; mettez-les dans de la cendre chaude pour les faire cuire à très petit feu ; quand ils fléhissent sous les doigts, vous les ôtez des papiers pour les couper par quartiers. Il faut les peler proprement et en ôter les cœurs ; mettez-les dans une poêle avec un demi-vere d’eau, une demi-livre de sucre ; achevez de les faire cuire : ayez le soin d’en ôter le peu d’écume qu’il peut y avoir avec des morceaux de papier ; dressez dans le compotier ; si le sirop n’a point assez de consistance, vous lui ferez faire encore quelques bouillons pour le faire réduire, versez-le sur les coings, if faut servir cette compote chaude. »

Dictionnaire portatif de cuisine, Anonyme, France, 1765