Poisson

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Pêche, protéines, aquaculture, consommateur ou consom’acteur, étiquette, extrait 1

La pêche   Les chalutiers tirent un chalut, un filet en forme d’entonnoir. Ce filet ratisse les fonds marins pendant plusieurs heures et ramasse tout ce qu’il rencontre. C’est le chalutage de fond.
Une autre variante : deux bateaux tirent un chalut. Ce filet, si grandement ouvert, ramasse encore bien plus d’espèces et plus du tiers de ces prises accessoires sont rejetées à la mer. Dans quel état ? A l’agonie, déjà mortes ou atrophiées.
La pêche illégale : elle représenterait près du quart du poisson vendu sur le marché international.

Poisson et protéines  Les protéines sont essentielles à l’organisme humain et le poisson est une source de protéines parmi d’autres. Les protéines peuvent être d’origine animale : viande, poisson, oeufs, produits laitiers ou végétaux. L’association céréales / légumineuses est recommandée pour obtenir un apport complet en acides aminés essentiels.
La diversification de nos sources de protéines contribue à la préservation de l’environnement. 

L’aquaculture   Les élevages de poissons nécessitent des tonnes de poissons sauvages, pour l’alimentation des poissons d’élevage. Ces poissons sauvages sont autant de ressources alimentaires en moins pour les populations locales, sont surpéchés et transportés sur les lieux d’élevage, ce qui demande du carburant et produit de la pollution. La même chose se répète lorsque les poissons d’élevage entament leur circuit commercial.
Ces poissons d’élevage rejettent des tonnes de déjections, sont traités avec quantité d’antibiotiques qui restent dans leur corps et se retrouvent ensuite dans votre assiette.
Ils contribuent aussi à la disparition de certains écosystèmes fragiles.

Consommateur ou consom’acteur ?  Vous êtes le dernier maillon de la chaîne alimentaire. Vous bénéficiez donc de tout ce qui est stocké dans les aliments que vous mangez, mais vous êtes aussi le seul qui ait le pouvoir d’intervenir sur le cours des choses.
N’oubliez pas que si vous décidez de manger du poisson, vous avez des comptes à rendre à la planète qui nous abrite et à vos descendants.
– l’espèce de poisson que vous allez acheter est-elle surexploitée ? Votre achat contribue t-il à sa disparition ?
– Comment a été pêché ce poisson ? Votre achat contribue t-il à la destruction des fonds marins et à la disparition d’autres espèces ?
– Comment ce poisson a-t-il été élevé ? A-t-il bénéficié de conditions de vie décentes ? Votre achat contribue t-il à la pollution ?
– Si ce poisson a été pêché, était-ce pendant sa période de reproduction, avait-il déjà atteint sa taille adulte et a-t-il eu le temps de se reproduire ?
Avant d’acheter ce poisson, pourquoi ne pas vous renseigner auprès de la direction du magasin et /ou du distributeur, sur les méthodes de pêche et / ou d’élevage utilisées ?

L’étiquette
Selon la réglementation européenne, l’étiquette doit mentionner :
– le nom commercial de l’espèce ;
– la zone de pêche ou d’élevage ;
– la méthode de production : pêché en mer, en eau douce, issu d’élevage.
Attention, un même nom commercial recouvre parfois plusieurs espèces ou une espèce est parfois commercialisée sous plusieurs noms différents.
La mention figurant sur l’étiquette ne précise pas quelle méthode de pêche a été utilisée. Sans le savoir, vous contribuez peut-être à la destruction des océans. Mais en vous renseignant, vous le savez, et vous choisissez, selon votre éthique.

Extrait 1 : L’inconnue de la Seine
« Un ou deux gros poissons domestiques ou de garde (rarement trois) s’attachaient à la personne de chaque Ruisselant et rendaient de menus services, comme tenir divers objets dans leur bouche ou vous débarrasser le dos des herbes marines qui y restaient collées. Ils accouraient au moindre signe, ou même avant. Parfois leur obséquiosité agaçait. Dans leurs yeux on distinguait une admiration ronde et simpliste qui faisait tout de même plaisir. Et jamais on ne les vit manger les petits poissons qui étaient de service comme eux. »
Jules Supervielle, L’enfant de la haute mer.