La cuisine antique européenne

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Peu de traces subsistent de cette période. Quelques fragments du livre d’Archestrate, né au IVe siècle avant Jésus – Christ, figurent parmi les plus anciennes.

Originaire de Géla, aujourd’hui en Sicile, ce poète voyageur passionné de gastronomie parcourut l’empire grec en notant toutes ses observations gastronomiques. L’ensemble constitua son livre « Gastronomie » ou « Gastrologie d’Archestrate » selon les sources.

L’empire romain nous a laissé le souvenir de deux personnages : Apicius et Lucullus.
Apicius ne serait peut-être pas une seule personnes, mais quatre différentes. En effet, quatre individus, ayant vécu dans l’empire romain entre 91 avant Jésus – Christ et 192 après Jésus – Christ, ont porté ce nom et s’intéressaient à la cuisine.

Le plus célèbre des quatre, Marcus Gavius Apicius, était un fin gastronome, ouvrit une école de cuisine et rédigea un traité de gastronomie passé à la postérité sous deux appellations : « L’Ars Magirica / De Re Coquibaria ». Disposant d’une grande fortune, il organisait des repas somptueux auxquels étaient invitées toutes les personnalités en vue de son époque. Le jour où il se rendit compte qu’il ne pouvait plus maintenir ce train de vie fastueux, il organisa un dernier banquet et s’empoisonna.

Lucullus vécut au premier siècle avant Jésus – Christ. Au cours des campagnes militaires qu’il conduisit en tant que général, il se constitua une importante fortune. De retour à Rome, il vécut dans l’opulence, organisant de somptueux repas. Son nom, qui symbolise le luxe, a été donné à de nombreuses recettes.

La cuisine est bien plus qu’un acte de survie. La faim correspond à un besoin primaire, certes, mais l’homme mange différemment de l’animal. Pas seulement par son régime alimentaire. Mais par ses manières et leur évolution.
Dans l’Antiquité romaine, le point central des pratiques alimentaires était la convivialité. L’homme civilisé mangeait pour assouvir sa faim, mais surtout, pour faire de cet acte un moment social de partage convivial. Platon écrivait d’ailleurs : «Nous ne nous asseyons pas à table pour manger, mais pour manger ensemble.»
Le banquet et le symposium constituaient des moments clé de la vie sociale. Y être accepté ou refusé avait une portée hautement symbolique. De même, le choix des aliments : produit de la chasse, plantes sauvages ou cultivées, vin ou lait, distinguait l’homme civilisé du barbare.
Aujourd’hui encore, nous consommons les aliments et fréquentons les endroits que nous nous autorisons, selon notre classe sociale.