Cuisson au diable

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La cuisson des aliments au diable est un voyage gourmand, tout en couleurs, saveurs et odeurs. Un diable est un bel objet, tout en rondeurs pulpeuses, douces et fermes à contempler, à admirer et à palper. Une chaude invitation à la gourmandise.

La terre est un matériau utilisé depuis des siècles. Résistante et fragile à la fois, elle nécessite quelques précautions d’emploi.

Entretien  Avant la première utilisation du diable, il convient d’en frotter l’extérieur avec une gousse d’ail. Cette opération est à renouveler régulièrement, surtout en cas de fissure.
Le diable a besoin de respirer, donc d’être rangé dans un endroit aéré, de préférence à l’air libre, le couvercle pas totalement fermé. Il doit être lavé sans détergent. Si des légumes ont attaché dans le fond, il suffit de le laisser tremper puis de le laver. Ensuite, à sec, d’en frotter l’intérieur avec un papier et une poignée de gros sel.

Cuisson  Le diable demande une cuisson douce et régulière. Il supporte les flammes du gaz, et les plaques électriques mais il nécessite d’être isolé des flammes d’un feu de bois.
Il est bon de commencer la cuisson en utilisant un diffuseur de chaleur en dessous.

La particularité du diable est de cuire, sans matière grasse ni eau, en préservant les nutriments des aliments. Pour cela, en tapisser le fond de légumes rendant de l’eau : oignons, tomates, salades…. , ajouter éventuellement quelques gouttes d’huile d’olive, puis légumes, céréales, pommes de terre, fruits, algues, protéines de soja, selon les goûts.
Le couvercle doit rester soigneusement fermé et l’odeur alléchante, qui emplit petit à petit la cuisine, est suffisante pour informer de l’avancement de la cuisson. De temps en autre, en le tenant fermement par la queue, il faut secouer le diable pour bien mélanger son contenu.

Le diable peut aussi être utilisé dans un four, à condition d’avoir préalablement trempé plusieurs heures pour se réhydrater. Si des protéines animales sont cuites dans le diable, elles imprègnent la terre et donnent leur goût aux plats suivants et surtout, au fil des utilisations suivantes, elles rancissent et saturent. Pour en débarrasser le diable, il suffit d’y faire plusieurs fois bouillir de l’eau et des épluchures de légumes.

La cuisson au diable demande un temps qui n’a absolument rien à voir avec le rythme du four à micro-ondes. C’est un autre monde, une autre approche de l’alimentation et de la santé. Le diable est parfaitement complémentaire de la marmite norvégienne, dans laquelle il peut tranquillement laisser mijoter son contenu. Lorsqu’il est posé sur la table, beau, chaud, parfumé et rebondi, il gazouille à l’unisson de ce dont il est rempli. Et lorsque son couvercle est délicatement oté, qu’un fumet odorant s’affirme et submerge les estomacs affamés, avant même la première bouchée, un sentiment de gratitude s’adresse au potier inconnu qui l’a façonné.