Téflon & Cuisson

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Découverte du produit  Le téflon est un polymère fluoré PTFE découvert le 6 avril 1938 dans un laboratoire de la firme Du Pont de Nemours, dans le New Jersey (USA). L’équipe de ce laboratoire travaillait sur un autre produit et la découverte s’est faite un peu par hasard, lorsque les chercheurs ont constaté que leur échantillon s’était spontanément polymérisé, devenant un solide blanc et cireux.

Propriétés  Il présente une très grande résistance aux produits chimiques, aux solvants, résiste à l’humidité, au soleil. Rien n’adhère à sa surface, comme vous pouvez le constater en cuisinant !

Emplois  On le trouve dans certaines pièces automobiles, dans des câbles de télécommunication, des tuyauteries industrielles, dans des machines servant à fabriquer des pièces électroniques, dans certains tapis, des chaudrons, des vernis à ongle et des ustensiles de cuisine dont des poêles.
Il était également présent dans la première bombe atomique, car il pouvait résister à l’effet corrosif de l’hexafluorure d’uranium et sa résistance lui a permis d’être utilisé lors de la restauration de la Statue de la Liberté.

Du laboratoire à la poêle  Comme il n’adhère qu’à lui-même, les chercheurs ont trouvé un moyen pour le plaquer au fond des poêles. Ses éléments sont enrobés dans une couche de fluor protectrice avant d’être vaporisés, en plusieurs épaisseurs, à très haute température, sur une couche de sable qui recouvre le fond de la poêle. Beaucoup de choses seraient à dire sur le fluor…

De la poêle à l’assiette  « Normalement » tout va bien. Mais d’autres chercheurs ont découvert que lorsque ce revêtement se dégradait, des gaz toxiques pouvaient se dégager et se répandre dans l’air et la nourriture.

Cette dégradation pourrait aussi survenir au contact d’objets durs, lors du nettoyage et au contact de détergents au fort pouvoir abrasif. La température de cuisson semblerait également en cause. Selon le fabricant, une dégradation ne s’opèrerait qu’à partir de 350° C – 599° F, température qui ne serait pas atteinte en cuisson ordinaire. Mais des études contradictoires, effectuées par EWG  Environmental Working Group et reprises par le journal L’Ecologiste, abaisseraient cette température à 230° C – 446° F, ce qui correspondrait à la température qu’atteindrait une poêle après 2 à 5 minutes de cuisson.

De l’assiette au journal  Ces émissions toxiques empêcheraient la communication entre les cellules en atteignant les mitochondries, affecteraient la production de radicaux libres et d’estrogène, seraient en cause dans l’hyperthyroïdie en causant un déséquilibre métabolique : obésité, résistance à l’insuline. Et elles s’intensifieraient avec la durée d’utilisation des ustensiles.

Du journal au fabricant  Les Etats-Unis ont été le premier pays à réagir sous la pression de l’association indépendante EWG , l’EPA   Environmemental Protection Agency a soupçonné des effets pour la santé humaine et reproché à la firme Du Pont de Nemours d’avoir dissimulé les risques d’apparition de malformations congénitales et de maladies, dont le cancer, que ce produit pourrait favoriser.
Un collectif de 60 000 personnes, résidant près d’une usine de téflon dans l’Ohio (USA) a obtenu une indemnisation de 340 millions de dollars après la contamination de son
eau potable.